Activité solaire – Copernicus UE

Comprendre les événements de météorologie spatiale

Notre planète et l’environnement spatial qui entoure la Terre sont régulièrement affectés par les variations de l’activité solaire. Invisibles pour la plupart d’entre nous, ces fluctuations provoquent des phénomènes météorologiques spatiaux susceptibles de perturber le fonctionnement des équipements électroniques et d’affecter les infrastructures critiques dont nous dépendons au quotidien, des communications et de la navigation à l’observation de la Terre, en passant par les réseaux électriques terrestres. Le service des événements météorologiques spatiaux (SWE), qui fait partie du volet « Connaissance de la situation spatiale » (SSA) du programme spatial de l’UE, est actuellement mis en place afin de développer des modèles, des capacités de prévision et des services d’alerte précoce. Ces outils permettront aux utilisateurs d’anticiper, de mieux se préparer et d’atténuer les effets néfastes des phénomènes météorologiques spatiaux. Dans ce numéro de l’Observateur, nous expliquons ce que sont les événements météorologiques spatiaux, pourquoi il est essentiel de mieux les comprendre et comment le SWE contribuera aux efforts de protection des biens et des personnes, sur Terre comme en orbite. 

L’un des nombreux facteurs qui rendent la Terre habitable est le champ magnétique qu’elle génère, qui protège notre planète des rayons cosmiques de haute énergie provenant de l’extérieur du système solaire, ainsi que du  vent solaire , le flux constant de particules chargées provenant de la couronne solaire, ou atmosphère extérieure. 

Hormis l’utilisation d’une boussole, l’un des rares moyens de visualiser la présence du champ magnétique terrestre est d’observer une aurore  boréale ou australe dans le ciel nocturne. Souvent appelées aurores boréales ou australes selon l’hémisphère où elles se produisent, ces magnifiques rideaux de lumière scintillants apparaissent lorsque des particules chargées interagissent avec l’atmosphère, notamment lors d’orages géomagnétiques, dont l’origine se situe à des millions de kilomètres de la Terre, au cœur du Soleil. 

Types d’événements météorologiques spatiaux

Si la plupart d’entre nous associons le Soleil à un ciel dégagé ou couvert, il existe un autre type de phénomène météorologique, largement invisible, lié à l’activité solaire : la météorologie spatiale. Ce terme générique désigne les événements reflétant les variations de l’activité solaire qui influencent à la fois la Terre et son environnement spatial proche. 

Ces fluctuations de l’activité solaire se manifestent au cours du cycle solaire d’environ 11 ans,  durant lequel les pôles magnétiques du Soleil s’inversent . Au plus fort de ce cycle, l’activité solaire s’intensifie et le Soleil produit différents types de phénomènes. Parmi ceux qui sont le plus étroitement liés à la météorologie spatiale, on trouve les éruptions solaires, les éjections de masse coronale (EMC) et les tempêtes de rayonnement.

Les éruptions solaires sont des explosions colossales qui émettent un rayonnement intense sur l’ensemble du spectre électromagnétique. Ce rayonnement, se propageant à la vitesse de la lumière, peut atteindre la Terre en environ huit minutes. L’intensité des éruptions solaires est variable et elles figurent parmi les plus énergétiques à la surface du Soleil ; une seule éruption majeure peut libérer une énergie équivalente à celle d’un milliard de bombes à hydrogène. 

Cette image montre le Soleil expulsant apparemment de la matière à divers endroits de sa surface et de sa périphérie. Sur la droite, un agrandissement d'une petite zone du Soleil révèle une tache rouge adjacente à une plus petite tache bleue.
Image d’une éruption solaire prise par  Solar Orbiter , montrant les différents types de rayons X (en bleu et en rouge). Crédit :  ESA & NASA/Solar Orbiter/Équipes EUI & STIX. 

Les éruptions solaires peuvent s’accompagner d’un autre type d’événement :  les éjections de masse coronale (EMC) , qui sont de gigantesques éruptions de plasma solaire. Lors d’une seule éruption, elles peuvent expulser des milliards de tonnes de plasma au-delà de l’enveloppe externe du Soleil (la couronne) vers l’espace interplanétaire. Se déplaçant à des centaines, voire des milliers de kilomètres par seconde, les EMC peuvent atteindre la Terre en un à trois jours. Lorsqu’elles interagissent avec le champ magnétique terrestre, elles peuvent produire de magnifiques aurores boréales aux hautes latitudes et, dans les cas les plus violents, déclencher des orages géomagnétiques qui perturbent les satellites, les réseaux électriques et les communications.

Cette illustration montre le Soleil à gauche et la Terre à droite. Le Soleil est représenté en pleine explosion, et un immense arc de matière solaire est expulsé de sa surface vers l'espace. Les particules et le vent solaire, représentés en orange, atteignent le bouclier magnétique qui entoure la Terre. Ce bouclier est représenté par des lignes bleues, enveloppant la planète d'une couche protectrice qui la préserve des effets néfastes du vent solaire.
Illustration d’une éjection de masse coronale expulsant du plasma dans l’espace, atteignant la Terre et son champ magnétique. Les objets représentés ne sont pas à l’échelle.  Crédit : SOHO/LASCO/EIT (ESA et NASA).

Les tempêtes de rayonnement, également appelées événements de particules énergétiques solaires (SEP), se produisent lorsque des éruptions solaires ou des éjections de masse coronale (CME) particulièrement importantes accélèrent les protons et les ions plus lourds à des vitesses proches de celle de la lumière. Ces particules représentent un danger pour les engins spatiaux et les astronautes et peuvent également affecter l’aviation à haute altitude.

Comment la météorologie spatiale influence la Terre

Lorsque les phénomènes météorologiques spatiaux sont intenses, leurs effets peuvent se faire sentir des satellites en orbite jusqu’à l’atmosphère et les infrastructures au sol.

Les éruptions solaires, en émettant des rayonnements sur l’ensemble du spectre électromagnétique, peuvent perturber l’ionosphère et interrompre les communications radio environ huit minutes après leur apparition. Les éruptions de faible intensité peuvent causer des perturbations mineures, tandis que les plus fortes peuvent entraîner des coupures radio locales, voire mondiales, et déclencher des orages radiatifs dans la haute atmosphère. Les éjections de masse coronale (EMC) peuvent provoquer des orages géomagnétiques qui perturbent la distribution d’électricité, comme ce fut le cas  en 1989 lorsque le Québec a subi une panne de courant de neuf heures .

Au-delà de l’atmosphère terrestre, les particules de haute énergie issues des éruptions solaires majeures ou des éjections de masse coronale (CME) présentent des risques supplémentaires : elles endommagent l’électronique des engins spatiaux, perturbent la navigation par satellite et augmentent l’exposition aux radiations pour les astronautes. En 2017, par exemple, les astronautes à bord de la Station spatiale internationale ont dû  se réfugier à l’abri pour éviter d’être exposés aux radiations d’une tempête solaire . Ces particules de haute énergie peuvent également affecter les équipements électroniques et les passagers des aéronefs volant à haute altitude.

Une illustration montre la Terre en bas et le Soleil en haut. La Terre est protégée par une fine couche représentant le bouclier magnétique. Les phénomènes météorologiques spatiaux sont indiqués par les termes « Rayons cosmiques », « Protons énergétiques solaires », « Rayonnement des éruptions solaires », « Éjections de masse coronale », « Perturbation due à un événement unique » et « Particules énergétiques des ceintures de radiation ». Les effets de la météorologie spatiale sont représentés par la mention « Rayonnement des astronautes » près d'un astronaute. Près d'un satellite, on peut lire « Dégradation des cellules solaires » et « Dommages causés par les radiations ». Des lignes partant du satellite indiquent des « Erreurs de navigation » pour une voiture, un bateau et un avion. Des « Courants ionosphériques et perturbations accrus » affectent la haute atmosphère. La mention « Aurores et autres phénomènes atmosphériques » apparaît à côté d'aurores boréales. À côté d'une plateforme de forage en mer, on peut lire « Précision de forage directionnel réduite ». Des « Scintillations du signal » et « Réception perturbée » pointent vers un radar au sol. À côté d'une tour radio, on peut lire « Perturbation des ondes radio HF ». On peut lire « Rayonnements de l’équipage et des passagers » à côté d’un avion. Près des réseaux électriques à haute tension, on peut lire « Courants géomagnétiquement induits dans les systèmes électriques ». « Champ et courant géoélectriques induits » est inscrit au sol.
Les phénomènes météorologiques spatiaux affectent de multiples couches de l’environnement terrestre, de l’ionosphère et de l’atmosphère aux satellites en orbite et aux infrastructures au sol. Crédit : ESA/Bureau scientifique.

Des risques à la préparation
Le Soleil alterne entre des périodes de faible et de forte activité ce qui influe sur la fréquence des tempêtes solaires, lesquelles augmentent puis diminuent progressivement au cours d’un cycle d’environ 11 ans. Cependant, connaître la phase du Soleil dans ce cycle ne suffit pas à se préparer aux effets des phénomènes météorologiques spatiaux. Alors que les sociétés modernes dépendent de plus en plus des technologies électroniques et satellitaires pour la communication, les transports, la santé et de nombreux autres aspects de la vie quotidienne, les conséquences d’un événement météorologique spatial extrême dirigé vers la Terre pourraient être graves.

le cadre du programme spatial de l’UE,
le volet « Surveillance de l’environnement spatial » comprend un sous-volet dédié aux phénomènes météorologiques spatiaux (SWE). Le futur service SWE est mis en place afin de répondre au besoin d’une meilleure compréhension de l’activité solaire et de ses effets. Ce service développera des modèles, des capacités de prévision et des systèmes d’alerte précoce pour aider à anticiper la nature et le calendrier des tempêtes solaires, ainsi que leurs impacts potentiels sur Terre et en orbite.

L’importance des prévisions apparaît clairement lorsqu’on examine les tempêtes solaires passées. La Suède a été frappée par une violente tempête solaire en 2003, perturbant les réseaux de transport d’électricité à haute tension et privant 50 000 personnes d’électricité pendant une heure. Plus impressionnant encore, de puissantes éruptions solaires et des éjections de masse coronale (CME) ont frappé la Terre en septembre 1859, provoquant des aurores boréales visibles jusqu’à l’équateur et endommageant les lignes télégraphiques. Si des tempêtes similaires se produisaient aujourd’hui, elles pourraient perturber les réseaux électriques, la navigation par satellite et les services de communication, causant potentiellement des milliards d’euros de dégâts et mettant des vies en danger. Le futur service SWE contribuera à réduire ces risques en fournissant des alertes précoces et des prévisions, aidant ainsi à protéger les infrastructures critiques et les services essentiels à la société.

Le 12 mars 2025, la Commission européenne a adopté une décision d’exécution lançant un processus de sélection d’un prestataire de services pour un service de météorologie spatiale dans le cadre du sous-volet « météo spatiale » du programme spatial de l’UE. Il s’agit de la première étape d’une série de mesures visant à mettre en place un service qui contribuera à protéger les infrastructures spatiales et terrestres contre les phénomènes météorologiques spatiaux défavorables.

l’article 60 du règlement européen relatif à l’espace,s’appuie sur une analyse des besoins des utilisateurs, des évaluations des risques et de la maturité technologique. Elle conclut que le domaine spatial, incluant les opérations des engins spatiaux et les fournisseurs de services de surveillance et de suivi de l’espace (SST), est le plus apte à recevoir le service de prévisions météorologiques spatiales (SWE). Concrètement, cela signifie que les futures prévisions seront prioritairement destinées aux opérateurs du domaine spatial les plus directement exposés aux risques liés à la météorologie spatiale, tels que les orages radiatifs susceptibles de paralyser l’électronique des satellites ou les orages géomagnétiques qui augmentent la traînée et complexifient la gestion du trafic spatial.

La décision d’exécution bénéficie du soutien des 27 États membres de l’UE, et les prochaines étapes comprennent un appel d’offres pour l’acquisition du service de météorologie spatiale de l’UE, l’attribution d’un contrat au(x) fournisseur(s) sélectionné(s) et le lancement éventuel de la prestation opérationnelle.

Bien que les premiers utilisateurs de SWE se trouvent dans le domaine spatial, son impact s’étendra bien au-delà. En renforçant la résilience des satellites et des infrastructures spatiales, ce service contribuera à garantir la sécurité et la fiabilité des applications essentielles dont dépendent les sociétés et les citoyens, des communications et de la navigation à l’observation de la Terre.

TERRA – Conférence de presse – L’énergie

  • Par A SENTINELLA 

Le projet de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) nationale, déclinée en Corse, présente une faille majeure : Le texte définit le biocarburant (HVO) comme le carburant cible, mais autorise le fioul léger en “secours”. Sans plafonnement d’heures annuel strict inscrit dans la loi, le secours deviendra la règle pour des raisons de coût, transformant le Ricanto en centrale fossile permanente.

  • LE MENSONGE DE LA RESSOURCE

EDF promet du biocarburant à tous les Systèmes Énergétiques Insulaires (Corse, Guyane, Réunion, Antilles).

Saturation de la filière : l’usine de Saint-Nazaire (Groupe Avril/Cargill) ne peut pas fournir les 600 000 tonnes nécessaires à l’ambition globale d’EDF. Pour compenser, EDF devra importer du colza OGM d’Australie ou du Canada. Brûler des OGM à Ajaccio est une insulte à l’image de “Corse Propre”. Le surcoût financier : le biocarburant coûte 30 à 50 % plus cher que le fioul. En l’absence de contrainte juridique, EDF arbitrera toujours en faveur de sa rentabilité au détriment de l’air des Ajacciens.

LA “SIGNATURE” DES MÉTAUX LOURDS

Le fioul léger n’est pas un carburant propre. Sa combustion rejette des poisons invisibles :

Nickel et Vanadium : le vanadium est le marqueur exclusif du pétrole. Sa présence dans les fumées prouverait la trahison d’EDF sur le “100 % bio”.

Particules Ultra-Fines (PUF) : Le Ricanto émettra des milliards de particules par seconde. Ces PUF (< 0,1 micron) passent directement dans le sang, provoquant cancers et maladies cardiovasculaires.

Le piège de l’inversion thermique : l’hiver, l’air froid emprisonne ces fumées au sol dans la cuvette d’Ajaccio. C’est l’effet “chambre à gaz” nocturne, au moment précis où le chauffage impose une marche forcée de la centrale.

  •  LE DÉCRYPTAGE DU “MIX ÉNERGÉTIQUE” (Le Trépied)

EDF tente de diluer la pollution dans une moyenne annuelle (Hydraulique / Énergies renouvelables / Thermique).

Le mensonge des 30 % : sur l’année, le thermique semble minoritaire. Mais en hiver, à 19h, le thermique assure jusqu’à 90 % de la puissance appelée. On ne fait pas de “moyenne” de la pollution. Si le poison est injecté 3 mois par an lors des pics de froid, l’impact sanitaire est total. La pollution ne se répartit pas uniformément sur l’année. Elle est concentrée massivement lors de ces pics de froid où le Ricanto sera sollicité au maximum de sa puissance. L’impact sur les poumons des Ajacciens est donc lié aux 90 % de puissance de pointe, pas aux 30 % de la moyenne annuelle. Si vous gérez une flotte de bus, vous ne regardez pas la vitesse moyenne sur l’année pour savoir si vos freins sont bons. Vous regardez la vitesse maximale en descente.  Pour le Ricanto, c’est pareil : peu importe que la moyenne annuelle soit de 30 %, ce qui compte c’est que lors du pic de froid, la centrale tourne à 90 % de sa capacité de réglage. Si à ce moment-là elle va brûler du fioul léger, elle saturera l’air d’Ajaccio de poisons.

  •  LE “LISSAGE” DE QUALITAIR

Qualitair publie des moyennes. Or, une moyenne lisse les pics de pollution. Si la centrale émet un nuage toxique pendant 1 heure, il est “dilué” dans la statistique de la journée. Le résultat paraît conforme, mais les poumons ont subi le pic. “Si vous avez les pieds dans le congélateur et la tête dans le four, votre température moyenne est parfaite, mais vous êtes en danger.” Le lissage rend la pollution invisible.

Il faut que les prélèvements de fumées soient faits par des drones pour prélever directement dans le panache et des capteurs mobiles pour mesurer la donnée brute et instantanée. Ainsi cela permettrait de traquer le pic de pollution là où Qualitair fait de la statistique météo. Nous ne disons pas que les techniciens de Qualitair travaillent mal, nous disons qu’ils sont pieds et poings liés. Quand votre patron s’appelle EDF et que votre banquier s’appelle l’État, vous ne criez pas au loup.

Les capteurs fixes (balises) ou mobiles (camions laboratoires) sont situés à environ 1,50 m ou 2 m du sol. Un capteur fixe est comme un pêcheur à la ligne qui attend que le poisson passe. Si le vent tourne de 10 degrés, le capteur ne voit plus rien.

Les capteurs au sol mesurent un mélange de tout : chauffage au bois, échappements des voitures, navires à quai et centrale.

EDF pourra toujours dire : “Le pic de particules fines que vous voyez sur la balise de la Rocade, c’est le trafic routier, pas notre centrale.” Le capteur au sol ne sait pas faire la différence.

En prélevant directement avec un drone dans la colonne de fumée sortant du Ricanto, on obtient la “signature chimique pure” de la centrale. Si on y trouve du Vanadium, EDF ne pourra pas accuser les voitures ou les camions de livraison.

Les campagnes mobiles de Qualitair sont souvent statiques pendant plusieurs jours à un endroit précis. Si les conditions météo changent, la mesure est inutile. Le drone est dynamique. On peut le diriger exactement là où le vent pousse la fumée. C’est une traque active du polluant, et non une attente passive.

  •  LE TABOU DE LA FISCALITÉ (TICPE)

Une part vitale du budget de la Collectivité de Corse repose sur la taxe pétrolière (TICPE).

Le conflit d’intérêt : La Collectivité a un intérêt financier direct à ce que l’on brûle du fioul. Passer au bio (souvent détaxé) créerait un trou budgétaire que l’État ne s’est pas engagé à compenser à l’euro près.

                                                   

Conférence de presse TERRA

Pour un nouveau modèle de développement en Corse :  l’urgence d’un changement de cap

L’urbanisme – Si la coordination TERRA s’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour interpeller les futurs élus des communes de Corse. Qu’ils soient reconduits ou nouveaux, ces élus porteront la responsabilité du bien-être des habitants. Cela exige avant tout le respect rigoureux des codes de l’urbanisme et de l’environnement, en stricte conformité avec le PADDUC, pour les permis de construire ou d’aménagement et les documents d’urbanisme PLU ou les cartes communales.

Il n’est pas trop tard pour arrêter la politique mortifère du « tout-tourisme ». Cette économie monolithique creuse le malheur des insulaires et alimente une spéculation immobilière hors de contrôle.

– Logement et Social : contre la dépossession

La Corse subit une “touristification” qui chasse les habitants de leurs propres centres-villes.

  • La spirale de l’exclusion : avec 19 % de la population sous le seuil de pauvreté, l’escalade des prix et des loyers rend le logement inaccessible aux jeunes Corses.
  • Le fléau Airbnb : la transformation massive de logements permanents en locations touristiques de courte durée dénature nos quartiers. Nous demandons aux maires de plafonner ces durées et d’interdire les locations de type Airbnb de moins de 30 jours dans les zones tendues.
  • Protection des terres : nous exigeons la sanctuarisation des Espaces Stratégiques Agricoles (ESA). Les ESA doivent rester des terres fertiles vouées à l’agriculture. Le béton ne doit plus couler pour des résidences qui restent vides 9 mois sur 12 alors que des milliers de logements sociaux font défaut.

– Pollution maritime : respirer dans nos ports

Le tourisme de masse ne se limite pas à la terre ; il sature nos côtes et pollue notre air.

  • L’alternative au gaz : Inutile de débattre du fioul lourd, dont l’abandon est acté. L’urgence est de supprimer les émissions à quai. Nous préconisons l’usage de groupes électrogènes au gaz (ou biogaz) et l’électrification des quais pour forcer les navires de ligne et de croisière à couper leurs moteurs polluants.
  • Capacité de charge : des sites comme Scandola sont à saturation. Nous devons instaurer des quotas de fréquentation sur tous les sites sensibles pour protéger notre biodiversité endémique.

– Énergie : la souveraineté contre le “Greenwashing”

La transition énergétique ne doit pas être un alibi pour de nouveaux profits industriels au détriment du paysage.

  • Le doute sur le Ricanto : officiellement prévue au biocarburant, nous soupçonnons EDF de vouloir faire fonctionner la nouvelle centrale au fioul léger, faute d’une PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie) finalisée et d’une logistique d’approvisionnement claire. Nous exigeons une transparence totale.
  • Le refus de l’éolien industriel : Nous critiquons fermement la solution éolienne pour la Corse. Elle défigure nos crêtes, détruit nos paysages et offre une production aléatoire sans garantir notre stabilité énergétique.
  • Les vraies solutions :
    • Les STEP (Stations de Transfert d’Énergie par Pompage) : utiliser nos barrages comme des batteries naturelles.
    • La géothermie : une ressource stable, invisible et constante, encore trop ignorée dans le mix insulaire.
    • Le solaire urbain : priorité aux toitures industrielles et parkings plutôt qu’aux terres agricoles.

– La résilience comme boussole

Le modèle actuel transforme la Corse en produit de supermarché. Nous devons placer l’île en situation de résilience alimentaire, économique et sociale. Le rôle du Maire est de mettre un frein au lucre et au clientélisme pour revenir à des décisions rationnelles et équitables.

Comme le disait Antoine de Saint-Exupéry (souvent cité comme proverbe de bon sens) : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. »

Il est temps d’agir pour que nos enfants puissent encore vivre et travailler sur leur terre.

Communiqué de presse de T&E –

Dans de nombreuses villes portuaires européennes, la pollution par les ferries est pire que celle des voitures.

Bruxelles, le 3 mars 2026
Les ferries en Europe émettent plus de CO2 que 6,6 millions de voitures et sont responsables d’une pollution atmosphérique supérieure à celle de l’ensemble des voitures dans des villes comme Barcelone, Dublin et Naples.

  • Les émissions de CO2 des ferries dans les ports européens équivalent à celles de 6,6 millions de voitures ;
  • Dublin (Irlande) est le port de ferry le plus pollué en 2025, mais les changements dans la réglementation des émissions verront Las Palmas (Espagne) occuper la première place en 2027 ;
  • La liaison Travemünde (DE) – Helsinki (FI) est la liaison la plus polluante d’Europe, devant Dover (UK) – Calais (FR) ;
  • Barcelone est le port de ferry le plus émetteur de CO2 en Europe ;
  • D’ici 2035, plus de la moitié des ferries européens pourraient être électriques et moins coûteux à exploiter ;
  • L’âge moyen d’un ferry européen est de 26 ans, ce qui signifie que la flotte est mûre pour un renouvellement.

Une nouvelle étude de T&E révèle que les ferries des villes portuaires comme Barcelone, Dublin et Naples sont responsables d’une pollution atmosphérique plus importante (SOx) que l’ensemble des voitures de ces mêmes villes. De manière encourageante, 60 % des ferries européens pourraient être électriques d’ici 2035, et plus de la moitié (52 %) seraient moins coûteux à exploiter que les navires fonctionnant aux énergies fossiles, indique le rapport. Avec un âge moyen de 26 ans pour les ferries en Europe, il est temps d’opérer une transition écologique, affirme T&E.

Les ferries jouent un rôle essentiel en reliant les îles européennes au continent, mais nombre d’entre eux sont anciens et polluants, ce qui nuit au climat et à la santé des populations riveraines. Rien qu’en 2023, les 1 043 ferries européens analysés par T&E, dont beaucoup sont de petite taille, ont émis 13,4 millions de tonnes de CO₂ – l’équivalent des émissions de 6,6 millions de voitures sur une année. Barcelone est le port européen responsable des émissions de CO₂ les plus élevées pour ses ferries.

Dublin est actuellement la ville portuaire la plus polluée d’Europe en termes de pollution atmosphérique due aux ferries, suivie de Las Palmas et Holyhead. Cette situation devrait évoluer en 2027 avec la mise en place de nouvelles zones de contrôle des émissions, limitant ainsi la pollution atmosphérique liée aux carburants maritimes dans l’Atlantique Nord-Est. Malgré des mesures similaires déjà en vigueur en Méditerranée, dans des villes comme Barcelone, les ferries émettent 1,8 fois plus de SOx que l’ensemble du parc automobile.  


Le passage aux ferries électriques offre une solution compétitive qui commence déjà à se développer en Europe. Contrairement à d’autres segments du transport maritime, les ferries sont faciles à électrifier, compte tenu de leur taille réduite et de leurs itinéraires fixes. Selon T&E, au moins 60 % de la flotte de ferries européenne pourrait fonctionner à l’énergie électrique d’ici 2035, et de nombreuses lignes sont déjà moins coûteuses à exploiter en mode électrique. L’électrification et l’hybridation pourraient réduire les émissions de CO₂ des ferries jusqu’à 42 %, améliorer la qualité de l’air dans les villes portuaires et réduire les coûts d’exploitation.


Felix Klann, responsable des politiques maritimes chez T&E, a déclaré : « Les ferries devraient relier les communautés, et non les polluer. Trop de ferries brûlent des combustibles fossiles polluants, déversant un air toxique dans les villes portuaires européennes. Leur électrification permettrait de réduire considérablement les émissions et d’apporter un peu d’air pur à des millions de personnes. » 

Des lignes de ferries électriques commencent à apparaître à travers l’Europe, prouvant que le transport maritime propre est commercialement viable dans de nombreux cas. Le principal obstacle au développement des ferries électriques est l’infrastructure de recharge, mais le défi est moins important qu’on ne le pensait. 57 % des ports n’auraient besoin que de petites bornes de recharge de moins de 5 MW pour assurer l’exploitation des ferries électriques. 

« L’électrification est économiquement judicieuse. Les ferries électriques sont déjà moins chers à exploiter sur de nombreuses lignes, et d’autres le deviendront dans les années à venir. Avec un âge moyen de 26 ans pour les ferries en Europe, le moment est venu d’opérer une transition écologique » , a ajouté Felix Klann.

FIN

Recherche minière ZEE : prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux

Projet de révision du décret de la réserve naturelle de Scandola. Observations du GARDE Madame, Monsieur les Commissaires enquêteurs,
Classée réserve naturelle en 1975, ce site, golfe de Porto, Calanches de Piana, Golfe de Girolata, Réserve de Scandola a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1983 lors de la 7ème session du Comité du patrimoine mondial pour des critères esthétiques et de biodiversité.
La France, État partie de la Convention du patrimoine mondial est signataire de la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe de 1979.
On retiendra qu’une surpopulation de balbuzards a été l’origine d’un transfert d’oiseaux entre Corse et Toscane en 2009. (Ce transfert a-t-il été réalisé sur une proposition ou une décision d’ordre scientifique ou politique ?)
En février 2012, L’UICN et le Centre du patrimoine mondial découvrent l’octroi par la France, d’un troisième permis exclusif de recherche sismique en trois dimensions pour la prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur plus de 9300 Km² à proximité du bien, soulignant ainsi de fait, la prévalence de l’exploitation économique des ressources naturelles par la France sur tout autre considération.
Le Conseil des Ministres du Comité du patrimoine mondial (qui regroupe une cinquantaine de pays) estimant ces diverses pressions d’ordre économique exercées sur le site et les espèces comme parfaitement incompatibles avec les engagements de la France, obtient le retrait du permis de prospection offshore d’hydrocarbures liquides ou gazeux en 2012 jusqu’à l’instauration par la France en octobre 2012 d’une zone économique exclusive (ZEE), au large des côtes du territoire de la République en Méditerranée et en limite extérieure des eaux territoriales à l’ouest de la Corse. Décret n° 2012-1148 du 12 octobre 2012 –
Face à l’inaction récurrente, la Réserve perd son label en 2019.
Lors de sa dernière réunion en 2023 et même si le Comité du patrimoine mondial salue la révision de ce décret qui remonte à sa création en 1975 (alors que la fréquentation de la réserve était limitée), l’absence d’avancement dans l’élaboration d’une gestion globale du bien, demandée il y a maintenant plus de dix ans reste particulièrement préoccupante.
Bien que la France ait reconnu le problème dans ses différents rapports et dans sa correspondance avec le Centre du patrimoine mondial, peu de mesures ont été prises à ce jour pour y remédier, et l’État préférant se défausser, se concentre sur la nécessité de recueillir davantage de données sur la fréquentation du site au lieu de prendre des mesures concrètes et urgentes pour traiter le problème de la pression touristique, comme le demande le Comité, par exemple en limitant la vitesse et le nombre de navires accédant à la zone par un numérus clausus.
Face à l’absence de contraintes et de mesures de coercitions de la Charte rédigée à l’attention des différents acteurs intervenants sur le site, nous soulignons la pertinence des arrêtés préfectoraux de protection du biotope libellés sous la pression des associations locales, avec la création d’une zone de protection intégrale interdite d’accès toute l’année autour de trois nids, ainsi que la création de zones de protection renforcée pour des nids « à venir ».
Afin de nuancer cet avis nous émettons une vive réserve concernant la rédaction de l’article 9.
Considérant « les permis de recherche sismique en trois dimensions pour la prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux » point développé supra et la proximité de la Zone Économique Exclusive (Décret 2012)
Dans ce projet de Décret, la rédaction de l’article 9 reste particulièrement floue, « exploitation de matériaux non concessibles à titre professionnel.., autorisations de forages ou sondages dans le cadre de recherches.. »
 Les permis de prospection offshore sont-ils sous-entendus ?
 Dans le tableau comparatif art.9 : Et même si nous apprécions l’AJOUT concernant la « volonté d’interdire » l’exploitation minière sur la partie terrestre et marine (aux impacts écologiques incontestablement importants bien que difficilement mesurables à l’heure actuelle) nous demandons que les termes « volonté d’interdire » soient remplacés par INTERDICTION et que les mots «recherches sismiques à fin de prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux » figurent également clairement dans cet article.
 Aussi et afin d’afficher clairement sa volonté de protection de la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine environnemental de ce site pour la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel sur la scène internationale, la France État parti de la Convention de Berne doit s’engager résolument dans sa mission régalienne de contrôles effectifs afin de préserver ce site conformément à ses engagements internationaux.
Une image de la France à étayer pour accueillir la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC – Nice juin 2025).
« La Corse » devrait quant à elle s’enorgueillir de ses richesses universelles remarquables et adopter des mesures de protection raisonnées et raisonnables sans exhiber les sites labellisés comme de simples produits d’appels mis en avant par des campagnes de marketing récurrentes.
Ces « produits leaders » emblématiques de l’image de la Corse assurent la promotion et le chiffre d’affaire d’un tourisme débridé et prédateur alors même qu’on observe sur le site l’apparition d’espèces exotiques envahissantes, un signal d’alarme incontestable !
Avec nos sincères remerciements, Recevez, Madame, Monsieur, nos salutations les plus distinguées. Le 11 février 2025