Communiqué de presse de T&E –

Dans de nombreuses villes portuaires européennes, la pollution par les ferries est pire que celle des voitures.

Bruxelles, le 3 mars 2026
Les ferries en Europe émettent plus de CO2 que 6,6 millions de voitures et sont responsables d’une pollution atmosphérique supérieure à celle de l’ensemble des voitures dans des villes comme Barcelone, Dublin et Naples.

  • Les émissions de CO2 des ferries dans les ports européens équivalent à celles de 6,6 millions de voitures ;
  • Dublin (Irlande) est le port de ferry le plus pollué en 2025, mais les changements dans la réglementation des émissions verront Las Palmas (Espagne) occuper la première place en 2027 ;
  • La liaison Travemünde (DE) – Helsinki (FI) est la liaison la plus polluante d’Europe, devant Dover (UK) – Calais (FR) ;
  • Barcelone est le port de ferry le plus émetteur de CO2 en Europe ;
  • D’ici 2035, plus de la moitié des ferries européens pourraient être électriques et moins coûteux à exploiter ;
  • L’âge moyen d’un ferry européen est de 26 ans, ce qui signifie que la flotte est mûre pour un renouvellement.

Une nouvelle étude de T&E révèle que les ferries des villes portuaires comme Barcelone, Dublin et Naples sont responsables d’une pollution atmosphérique plus importante (SOx) que l’ensemble des voitures de ces mêmes villes. De manière encourageante, 60 % des ferries européens pourraient être électriques d’ici 2035, et plus de la moitié (52 %) seraient moins coûteux à exploiter que les navires fonctionnant aux énergies fossiles, indique le rapport. Avec un âge moyen de 26 ans pour les ferries en Europe, il est temps d’opérer une transition écologique, affirme T&E.

Les ferries jouent un rôle essentiel en reliant les îles européennes au continent, mais nombre d’entre eux sont anciens et polluants, ce qui nuit au climat et à la santé des populations riveraines. Rien qu’en 2023, les 1 043 ferries européens analysés par T&E, dont beaucoup sont de petite taille, ont émis 13,4 millions de tonnes de CO₂ – l’équivalent des émissions de 6,6 millions de voitures sur une année. Barcelone est le port européen responsable des émissions de CO₂ les plus élevées pour ses ferries.

Dublin est actuellement la ville portuaire la plus polluée d’Europe en termes de pollution atmosphérique due aux ferries, suivie de Las Palmas et Holyhead. Cette situation devrait évoluer en 2027 avec la mise en place de nouvelles zones de contrôle des émissions, limitant ainsi la pollution atmosphérique liée aux carburants maritimes dans l’Atlantique Nord-Est. Malgré des mesures similaires déjà en vigueur en Méditerranée, dans des villes comme Barcelone, les ferries émettent 1,8 fois plus de SOx que l’ensemble du parc automobile.  


Le passage aux ferries électriques offre une solution compétitive qui commence déjà à se développer en Europe. Contrairement à d’autres segments du transport maritime, les ferries sont faciles à électrifier, compte tenu de leur taille réduite et de leurs itinéraires fixes. Selon T&E, au moins 60 % de la flotte de ferries européenne pourrait fonctionner à l’énergie électrique d’ici 2035, et de nombreuses lignes sont déjà moins coûteuses à exploiter en mode électrique. L’électrification et l’hybridation pourraient réduire les émissions de CO₂ des ferries jusqu’à 42 %, améliorer la qualité de l’air dans les villes portuaires et réduire les coûts d’exploitation.


Felix Klann, responsable des politiques maritimes chez T&E, a déclaré : « Les ferries devraient relier les communautés, et non les polluer. Trop de ferries brûlent des combustibles fossiles polluants, déversant un air toxique dans les villes portuaires européennes. Leur électrification permettrait de réduire considérablement les émissions et d’apporter un peu d’air pur à des millions de personnes. » 

Des lignes de ferries électriques commencent à apparaître à travers l’Europe, prouvant que le transport maritime propre est commercialement viable dans de nombreux cas. Le principal obstacle au développement des ferries électriques est l’infrastructure de recharge, mais le défi est moins important qu’on ne le pensait. 57 % des ports n’auraient besoin que de petites bornes de recharge de moins de 5 MW pour assurer l’exploitation des ferries électriques. 

« L’électrification est économiquement judicieuse. Les ferries électriques sont déjà moins chers à exploiter sur de nombreuses lignes, et d’autres le deviendront dans les années à venir. Avec un âge moyen de 26 ans pour les ferries en Europe, le moment est venu d’opérer une transition écologique » , a ajouté Felix Klann.

FIN

Recherche minière ZEE : prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux

Projet de révision du décret de la réserve naturelle de Scandola. Observations du GARDE Madame, Monsieur les Commissaires enquêteurs,
Classée réserve naturelle en 1975, ce site, golfe de Porto, Calanches de Piana, Golfe de Girolata, Réserve de Scandola a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1983 lors de la 7ème session du Comité du patrimoine mondial pour des critères esthétiques et de biodiversité.
La France, État partie de la Convention du patrimoine mondial est signataire de la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe de 1979.
On retiendra qu’une surpopulation de balbuzards a été l’origine d’un transfert d’oiseaux entre Corse et Toscane en 2009. (Ce transfert a-t-il été réalisé sur une proposition ou une décision d’ordre scientifique ou politique ?)
En février 2012, L’UICN et le Centre du patrimoine mondial découvrent l’octroi par la France, d’un troisième permis exclusif de recherche sismique en trois dimensions pour la prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux sur plus de 9300 Km² à proximité du bien, soulignant ainsi de fait, la prévalence de l’exploitation économique des ressources naturelles par la France sur tout autre considération.
Le Conseil des Ministres du Comité du patrimoine mondial (qui regroupe une cinquantaine de pays) estimant ces diverses pressions d’ordre économique exercées sur le site et les espèces comme parfaitement incompatibles avec les engagements de la France, obtient le retrait du permis de prospection offshore d’hydrocarbures liquides ou gazeux en 2012 jusqu’à l’instauration par la France en octobre 2012 d’une zone économique exclusive (ZEE), au large des côtes du territoire de la République en Méditerranée et en limite extérieure des eaux territoriales à l’ouest de la Corse. Décret n° 2012-1148 du 12 octobre 2012 –
Face à l’inaction récurrente, la Réserve perd son label en 2019.
Lors de sa dernière réunion en 2023 et même si le Comité du patrimoine mondial salue la révision de ce décret qui remonte à sa création en 1975 (alors que la fréquentation de la réserve était limitée), l’absence d’avancement dans l’élaboration d’une gestion globale du bien, demandée il y a maintenant plus de dix ans reste particulièrement préoccupante.
Bien que la France ait reconnu le problème dans ses différents rapports et dans sa correspondance avec le Centre du patrimoine mondial, peu de mesures ont été prises à ce jour pour y remédier, et l’État préférant se défausser, se concentre sur la nécessité de recueillir davantage de données sur la fréquentation du site au lieu de prendre des mesures concrètes et urgentes pour traiter le problème de la pression touristique, comme le demande le Comité, par exemple en limitant la vitesse et le nombre de navires accédant à la zone par un numérus clausus.
Face à l’absence de contraintes et de mesures de coercitions de la Charte rédigée à l’attention des différents acteurs intervenants sur le site, nous soulignons la pertinence des arrêtés préfectoraux de protection du biotope libellés sous la pression des associations locales, avec la création d’une zone de protection intégrale interdite d’accès toute l’année autour de trois nids, ainsi que la création de zones de protection renforcée pour des nids « à venir ».
Afin de nuancer cet avis nous émettons une vive réserve concernant la rédaction de l’article 9.
Considérant « les permis de recherche sismique en trois dimensions pour la prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux » point développé supra et la proximité de la Zone Économique Exclusive (Décret 2012)
Dans ce projet de Décret, la rédaction de l’article 9 reste particulièrement floue, « exploitation de matériaux non concessibles à titre professionnel.., autorisations de forages ou sondages dans le cadre de recherches.. »
 Les permis de prospection offshore sont-ils sous-entendus ?
 Dans le tableau comparatif art.9 : Et même si nous apprécions l’AJOUT concernant la « volonté d’interdire » l’exploitation minière sur la partie terrestre et marine (aux impacts écologiques incontestablement importants bien que difficilement mesurables à l’heure actuelle) nous demandons que les termes « volonté d’interdire » soient remplacés par INTERDICTION et que les mots «recherches sismiques à fin de prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux » figurent également clairement dans cet article.
 Aussi et afin d’afficher clairement sa volonté de protection de la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine environnemental de ce site pour la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel sur la scène internationale, la France État parti de la Convention de Berne doit s’engager résolument dans sa mission régalienne de contrôles effectifs afin de préserver ce site conformément à ses engagements internationaux.
Une image de la France à étayer pour accueillir la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC – Nice juin 2025).
« La Corse » devrait quant à elle s’enorgueillir de ses richesses universelles remarquables et adopter des mesures de protection raisonnées et raisonnables sans exhiber les sites labellisés comme de simples produits d’appels mis en avant par des campagnes de marketing récurrentes.
Ces « produits leaders » emblématiques de l’image de la Corse assurent la promotion et le chiffre d’affaire d’un tourisme débridé et prédateur alors même qu’on observe sur le site l’apparition d’espèces exotiques envahissantes, un signal d’alarme incontestable !
Avec nos sincères remerciements, Recevez, Madame, Monsieur, nos salutations les plus distinguées. Le 11 février 2025

Article de Jacques Follorou – Le Monde 14 novembre

Article du monde du 14 novembre 2025

Par Jacques Follorou Publié aujourd’hui à 05h00

La justice en Corse est un exercice délicat, qui demande, plus qu’ailleurs, des qualités de sang-froid et de prudence. Et les hiérarques ne sont pas les seuls concernés. Une attachée de justice affectée au parquet du tribunal judiciaire d’Ajaccio fait ainsi l’objet de poursuites pour avoir pêché, a minima, par naïveté. Elle est suspectée d’avoir transmis des informations confidentielles sur l’avancée d’investigations visant une élue insulaire de premier plan.

Elle a été mise en examen, le 9 juillet, par un juge d’instruction bastiais des chefs de « violation du secret professionnel », « violation aggravée du secret de l’instruction ou de l’enquête » et « détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel ».

Tout a débuté dans le cadre d’une enquête menée par la justice ajaccienne sur les activités de Valérie Bozzi, qui était encore maire de Grosseto-Prugna (Corse-du-Sud), présidente de l’intercommunalité de l’Ornano et conseillère territoriale, vice-présidente du groupe de droite Un SoffiuNovu à l’Assemblée de Corse. Les premiers soupçons sont nés d’une perquisition menée à son domicile. Les enquêteurs font alors part de leur surprise de trouver les lieux dans un état laissant penser qu’ils ont été nettoyés de tout document compromettant. Mais, faute d’élément, ces doutes ne prospèrent pas.

Mais l’exploitation d’écoutes téléphoniques du conjoint de Mme Bozzi, dans lesquelles des bribes de conversations laissent entendre que des informations tirées de l’enquête en cours auraient pu être communiquées au couple en amont de la perquisition, vient renforcer leurs soupçons. En remontant le fil, ils découvrent que l’interlocuteur du conjoint n’est autre que le compagnon de l’attachée de justice travaillant sur les affaires relatives au crime organisé au sein du parquet d’Ajaccio. Devant ces faits, le procureur de ce ressort, Nicolas Septe, demande au parquet général le dépaysement du dossier.

L’information judiciaire, finalement ouverte le 20 mars de cette année au sein du tribunal judiciaire de Bastia, a, depuis, permis de lever, en partie, le voile sur le cheminement de ces informations protégées par le secret. Les bureaux du parquet ont été perquisitionnés ainsi que le domicile de l’attachée de justice ensuite placée en garde à vue. Au regard de ses déclarations et de leurs propres investigations, les enquêteurs soulignent, aujourd’hui, la naïveté de l’intéressée et « la part sentimentale » dans sa motivation.

Mesures de lutte contre l’emprise mafieuse

Cette enquête peu commune a créé un certain émoi au sein du petit tribunal d’Ajaccio et pose aussi des questions sur l’ampleur des fuites. Car l’attachée de justice poursuivie ne travaillait pas sur l’affaire visant Valérie Bozzi. Pour recueillir les données sur la future perquisition, elle a dû effectuer des recherches dans les bases de données du parquet et accéder aux échanges entre les magistrats et les enquêteurs. De quoi s’interroger sur l’existence d’autres collectes d’informations pour le compte de son compagnon, qui fait également l’objet de poursuites judiciaires.

Le bénéfice de ces informations n’aura pas totalement profité à Mme Bozzi. Cette dernière a, en effet, dû démissionner de tous ses mandats après sa condamnation, le 14 mai, par le tribunal correctionnel de Bastia, à un an de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité assortis d’une exécution provisoire, pour favoritisme et prise illégale d’intérêt. Une décision dont elle a fait appel. La justice lui reprochait les conditions de passation d’un marché public de 330 000 euros pour l’installation de la vidéosurveillance sur sa commune.

Dans ce dossier, Sylvestre Ceccaldi, son compagnon, a également écopé de six mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende pour recel de prise illégale d’intérêt. Valérie Bozzi, avocate au barreau d’Ajaccio, avait succédé, en 2008, à la tête de la commune de Grosseto-Prugna à sa mère Marie-Jeanne Bozzi, victime d’un assassinat, le 21 avril 2011, à Porticcio. Elle est également la nièce d’Ange-Marie Michelosi, une figure du banditisme insulaire, tué en 2008, dans le cadre de règlement comptes.

Si cette affaire de violation du secret au cœur de la justice insulaire n’a pas encore été jugée, elle fait écho aux déclarations, le 27 février, du ministre de la justice, Gérald Darmanin, à la session de l’Assemblée de Corse consacrée à la lutte contre les dérives mafieuses. Venu annoncer « une révolution de l’action de l’Etat contre le système mafieux insulaire », il détaillait son plan. Outre la création d’un pôle antimafia, installé à Bastia, il prévoyait la mise en place de procédures d’habilitation pour les personnels dévolus à la lutte contre l’emprise mafieuse, dont les magistrats, les agents pénitentiaires, les fonctionnaires de police mais aussi les attachés de justice. Tous devront, à partir de 2026, répondre à des enquêtes de personnalité pour prévenir les risques de fuites et de corruption.

Reconquérir un territoire perdu de la République

« Nous sommes confrontés à des systèmes très puissants qui ont les moyens de convaincre avec plusieurs dizaines de milliers d’euros, notait alors le ministre. Nous devons prendre en compte la question de la protection du secret et des vulnérabilités de chacun. »

Il ne s’agissait pas, dans son esprit, d’une simple réorganisation administrative, mais d’une véritable offensive de l’Etat pour reconquérir un territoire perdu de la République au profit d’un phénomène mafieux ayant pris en otage une population et une économie. « C’est un message pour dire que l’Etat n’a pas peur de juger en Corse », relevait Gérald Darmanin, qui soulignait « le caractère singulier de l’île et le mal qui peut la ronger ».

Le 7 mars, une motion avait été signée par une grande partie des magistrats de l’île pour « apporter leur soutien indéfectible à tous les collègues du ressort, face aux pressions, tentatives de déstabilisation ou menaces récentes dont ils ont fait l’objet ». Lancée à l’initiative de la première présidente de la cour d’appel de Bastia, Hélène Davo, elle faisait suite aux menaces publiques visant, nommément, le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre, et un juge d’instruction du même tribunal.

Jacques Follorou

 

Photométéores, phénomènes optiques atmosphériques rares

Quelques phénomènes optiques atmosphériques, ou photométéores  
Couleur science – Timo van Neerden – 

Je vous avais déjà parlé des mirages et vous connaissez tous l’arc-en-ciel, mais saviez-vous qu’il existe plein d’autres effets comme ça : souvent liés à la diffusion/diffraction/réfraction de la lumière sur les couches atmosphériques, dans l’eau des nuages ou les particules de glace en haute atmosphère ?

Les phénomènes qui suivent sont rares, voire extrêmement rares et ne sont observables qu’à certains endroits sur Terre et avec des conditions météorologiques et des positions du Soleil (ou de la Lune) dans le ciel très précis. Vous l’aurez compris, voir ces phénomènes est une chose une chance, encore plus grande que de voir un arc-en-ciel, qui est bien commun à côté de ceux-là.

Le rayon vert

Au coucher du soleil, le soleil rouge disparaît lentement sous l’horizon, puis le jaune, et la dernière chose qui reste visible juste avant qu’il ne disparaisse complètement est un flash vert très bref.

L’origine physique est la dispersion de la lumière, à laquelle s’ajoute l’origine de la couleur bleue du ciel. Le ciel est bleu parce que cette couleur (comme le violet) est beaucoup plus diffusée (déviée) par les molécules de l’atmosphère que ne le sont les autres couleurs : le bleu nous arrive donc de partout au lieu de nous parvenir uniquement du Soleil.

Notre étoile nous apparaît donc, en simplifiant : blanc–bleu = jaune.
Sans le bleu, la plus grande fréquence parmi les couleurs qui restent est donc le vert.

Au coucher du soleil, la lumière verte étant la plus déviée vers le bas, l’image verte du soleil a sa position légèrement plus haute dans le ciel. Le vert est donc la dernière couleur a se coucher, quelques secondes après les autres.
Il faut cependant que le soleil soit très bas sur l’horizon, ce qui explique que l’on voit cela essentiellement en mer, et que le ciel soit très dégagé.

Le parhélie (ou la parasélène)

parhelie

Vous voyez 3 Soleils : le Soleil normal ainsi que deux images de part et d’autre. Il s’agit de la déviation de l’image du Soleil par les cristaux de glace de l’atmosphère, ces cristaux étant tous de forme hexagonale, la déviation est alors de 22°. On voit dès lors deux Soleils de chaque côté, à 22° du vrai.

Si on voit 3 Soleils, on parle de parhélie (du grec helios, le Soleil) et si on observe ça avec la Lune on parle de parasélène (du grec seléné, la Lune). La parasélène est encore plus rare que la parhélie.

Le pilier solaire

light-pillars

Ce sont des colonnes de lumière au-dessus du Soleil. Ils sont aussi visibles au-dessus de fortes lumières des villes par grand froid (–20°C) : les cristaux de glace plats et horizontaux agissent comme plein de miroirs qui renvoient la lumière du soleil couchant vers l’observateur.

Le spectre de Brocken

Spectre_Brocken.jpg

En montagne, le spectre de Brocken est visible quand l’observateur se trouve entre le soleil et les brouillards ou nuages : l’ombre de l’observateur se projette donc sur le nuage, ce qui forme une silhouette sombre en contrebas.
La tête de la silhouette est entourée d’un halo coloré par réflexion de la lumière sur les gouttelettes en direction qui n’est visible que pour l’observateur, renforçant l’idée d’un fantôme.

La poussière de diamant

diamond-dust.jpg

Il s’agit d’une formation de cristaux de glace dans l’air lors des premiers rayons de soleil les matins très froids. Les rayons du soleil subliment la neige du sol (qui passe directement de solide à gaz, sous l’effet du choc thermique) et se mélange à l’air encore très froid. L’eau sous forme de gaz se condense ensuite sous forme de mini-cristaux de glace qui scintillent dans l’air, telle de la poussière de diamant.

Quelques autres phénomènes

Pour conclure cet article, j’ajoute aussi quelques autres phénomènes tout aussi beaux mais un peu moins spectaculaires, comme l’arc circumzénithal (arc-en-ciel inversé en haute atmosphère, dû à la glace des cirrus), le cercle parhélique (qui rejoint le parhélie, mais où l’on voit un cercle complet), l’arc de cœur (encore un effet proche du parhélie, mais où les rayons sortent d’une autre face du cristal de glace) ou bien la parasélène qui est un parhélie mais de la Lune.

 

Au moins 146 défenseurs des terres et de l’environnement tués ou ont disparu dans le monde en 2024 Publiée le 17 septembre 2025 Mise à jour: 16 septembre 2025 Londres

Les nouveaux chiffres de Global Witness portent le total à 2 253 de 2012 à 2024. Publiée le 17 septembre 2025 Mise à jour: 16 septembre 2025 Londres

Au moins 146 défenseurs des terres et de l’environnement ont été tués ou disparus dans le monde entier l’année dernière pour défendre leurs terres, leurs communautés ou l’environnement, selon un nouveau rapport de Global Witness.

Aujourd’hui, l’organisation d’enquête a publié son rapport annuel sur les défenseurs de la terre et l’environnement, intitulé , qui montre que le nombre total de défenseurs tués ou disparus entre 2012 et 2024 atteint au moins 2 253.

Global Witness a documenté 117 meurtres de défenseurs l’année dernière (82%) en Amérique latine, dont 48 en Colombie, qui ont eu le plus de meurtres au niveau mondial pour la troisième année consécutive. Il est suivi par le Guatemala, où 20 défenseurs ont été tués en 2024, contre quatre en 2023.

Au moins 18 défenseurs ont été tués au Mexique et au moins 12 au Brésil. Les Philippines ont enregistré sept meurtres, tandis que le Honduras et l’Indonésie ont enregistré cinq meurtres chacun.

Au total, quatre défenseurs ont disparu en 2024 et n’ont pas été retrouvés : un au Chili, un au Honduras, un au Mexique et un aux Philippines.

Une fois de plus, les peuples autochtones sont victimes d’environ un tiers des attaques meurtrières, bien qu’ils représentent environ 6 % de la population mondiale.

L’auteur principal du nouveau rapport Global Witness, Laura Furones, a déclaré :

« Année après année, les défenseurs de la terre et de l’environnement – qui protègent nos forêts, nos rivières et nos terres à travers le monde – continuent d’être confrontés à une violence indicible. Ils sont chassés, harcelés et tués – non pas pour avoir enfreint les lois, mais pour défendre la vie elle-même.

« Rester jusqu’à l’injustice ne devrait jamais être une condamnation à mort. Il est essentiel que les gouvernements et les entreprises inversent la tendance à défendre les droits des défenseurs et à les protéger plutôt qu’à les persécuter. Nous avons désespérément besoin de défenseurs pour garder notre planète en sécurité. Si nous leur tournons le dos, nous perdons notre avenir.»

Au total, 29 cas l’année dernière ont été liés à l’exploitation minière et aux industries extractives, dont 8 à l’exploitation forestière et à l’exploitation agricole. Plus de 62 % des cas (91 sur 146) étaient liés à la réforme des terres ou des terres.

Les trois principaux auteurs identifiables comprennent le crime organisé, derrière 42 cas, suivis par des militaires privés, avec 17, et des tueurs à gages, avec 13.

Le nouveau rapport de Global Witness exhorte les gouvernements à démanteler les systèmes à plusieurs niveaux qui permettent à la violence contre les défenseurs des droits de l’homme de se poursuivre. Il s’agit notamment de remédier à l’absence de défenseurs des droits sur terre et en territoire, de renforcer les systèmes juridiques nationaux faibles et de veiller à ce que les défenseurs à risque bénéficient d’une protection adéquate de l’État – le rapport mettant l’accent sur ces questions dans ses études de cas.

Le défenseur colombien vivant sous la protection de l’État Jani Silva a déclaré :

« Comme le montre ce rapport, la grande majorité des défenseurs des droits de l’homme attaqués ne sont pas des défenseurs par choix – y compris moi-même. Nous sommes des défenseurs parce que nos maisons, notre terre, nos communautés et nos vies sont sous le théâtre. Il reste donc beaucoup à faire pour garantir aux communautés les droits et à la protection de ceux qui les défendent. »

Alors que les statistiques sur les meurtres et les disparitions l’année dernière sont inférieures à celles de 2023 (196 contre 146), d’autres tactiques pour faire taire les défenseurs des droits de l’homme semblent être en augmentation à l’échelle mondiale, telles que les enlèvements et la criminalisation.

Le recours à la criminalisation s’est développé dans des pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Australie et l’UE ces dernières années, avec l’introduction de nouvelles lois draconiennes qui ont abouti à des condamnations sévères et excessivement longues.

Au niveau mondial, les lois existantes sont utilisées contre les défenseurs des droits de l’homme pour mettre fin à leur activisme, les États les accusant pour des crimes tels que l’évasion fiscale ou le terrorisme.

Rachel Cox, responsable du projet mondial de témoins, a déclaré :

« Les États du monde entier fabriquent leurs systèmes juridiques pour faire taire ceux qui s’expriment pour défendre notre planète.

« Dans un contexte d’utilisation généralisée des ressources, d’une pression croissante de l’environnement et d’une fenêtre de fermeture rapide pour limiter le réchauffement à la hauteur de la température, ils traitent les défenseurs des terres et de l’environnement comme s’ils sont un inconvénient majeur plutôt que des canaris dans une mine de charbon sur le point d’exploser.

« Pendant ce temps, les gouvernements ne parviennent pas à demander des comptes aux responsables des attaques des défenseurs – stimulant le cycle des meurtres sans grande conséquence. Les dirigeants mondiaux doivent reconnaître le rôle qu’ils doivent jouer pour y mettre fin une fois pour toutes. »

Méthodologie

Depuis 2012, Global Witness a documenté des meurtres et des disparitions de défenseurs des terres et de l’environnement dans le monde entier. Historiquement, les disparitions ont été incluses dans le personnage «tué» dans lequel un défenseur est porté disparu depuis plus de six mois. Pour plus de clarté, Global Witness indique maintenant une distinction entre les deux et continuera de le faire pour les rapports futurs.