Conférence de presse du 18 mai 2019

POLLUTION DE L’AIR – Mise en danger de la vie humaine

Après de nombreux rappels à l’ordre, la France a été condamnée par l’Union Européenne pour ne pas avoir adopté les mesures indispensables pour abaisser la pollution de l’air.

Des poursuites sont toujours en cours devant la cour européenne.

Selon les scientifiques et l’Agence Européenne de l’Environnement le nombre de décès prématurés causés par les seules particules fines (PM 2,5) et ultra fines continue d’augmenter et dépasserait les 48000 morts prématurées en France, alors même que le dernier bilan de la qualité de l’air publié en novembre dernier par le ministère de l’écologie soulignait une nette amélioration.

Il semble évident que ces particules fines et ultra fines ne sont pas suffisamment mesurées par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air.

En Corse et sur le Grand Ajaccio,

Les Arrêtés Préfectoraux portant sur la fin de l’interdiction de brûler, bénéficiant d’une large médiatisation, amorcent une longue période de brûlage des déchets à l’air libre de constructeurs, artisans et particuliers, dans des secteurs fortement urbanisés et déjà soumis à une pollution de fond récurrente émise par les centrales EDF, les avions, les bateaux, les carrières, les embouteillages…

Depuis la Loi 75-633 du 15 juillet 1975, socle fondateur du traitement des déchets ayant pour objectif essentiel la protection de la santé de l’homme et de l’Environnement, force est de constater le manque de courage de nos Elus de proximité à faire appliquer la Loi sur leur  territoire.

Hors les installations classées, c’est bien de la responsabilité des Maires de sanctionner.

Lorsqu’il est investi de pouvoirs de police administrative le Maire est la seule autorité susceptible d’émettre des mises en demeure ou de prendre des sanctions administratives.

Les dépôts sauvages et les brûlages à l’air libre sont strictement interdits, ils sont en infraction.

Cf. articles L541-3 et L541-2 du Code de l’Environnement. Les sanctions pénales sont fixées à l’article L 541-46 du même code.

Concernant  les dépôts Sauvages : Les professionnels doivent utiliser les filières idoines de récupération et de recyclage, les clients payent pour s’assurer ce service.

 Le brûlage à l’air libre des déchets des professionnels est  strictement interdit : Le traitementthermique de ces déchets ne peut se faire que dans une installation dûment autorisée au titre des installations classées.

Dans le cas d’un brûlage de déchets à l’air libre, le Maire a également la possibilité de sanctionner en matière administrative au titre de l’article L.541-3 comme gestion incorrecte des déchets


Le Règlement Sanitaire Départemental fixe les prescriptions applicables à la gestion des déchets notamment l’interdiction de brûlage à l’air libre, en application du Code de la Santé Publique.

Nous devons rappeler l’interdiction du brûlage des déchets verts en vertu de la circulaire du 18 novembre 2011 et de l’article 84 du règlement sanitaire départemental. Les Maires doivent organiser leur territoire.

Ces nuisances récurrentes sont préjudiciables à la santé.

Elles doivent cesser dans les zones fortement urbanisées.

Le 12 juillet 2017, après avoir reconnu la responsabilité de l’Etat dans la pollution de l’air par les dioxydes d’azote (NOx) et les particules fines PM10, le Conseil d’Etat a enjoint au Gouvernement d’adopter au plus vite des plans permettant de remédier à la pollution de l’air.

Le Plan de Protection de l’Atmosphère de l’Atmosphère de la Région Ajaccienne est bouclé depuis le 19 septembre 2016, nous demandons sa mise en œuvre sans tergiverser davantage.

Rappel : Une première plainte vient d’être déposée par un des membres de Terra…

LE GARDE,  18 mai 2019

 

Terra : première conférence de presse

Ce mercredi , se tenait à Aiacciu, la première conférence de presse de TERRA. Terra est une coordination d’un ensemble d’associations comme ABCDE, ADN PASSPARTOU , A SENTINELLA , ARIA LINDA, GLOBAL EARTH KEEPER, La LIGUE CONTRE LE CANCER 2A, le GARDE, u LEVANTE, ZERU FRAZU.

INTRODUCTION :

Nous tenons à remercier les médias présents qui se sont déplacés pour assister à cette conférence de presse.
Nous avons décidé avec les principales associations de défense de l’environnement et de la santé en Corse de créer une coordination d’associations sous l’appellation TERRA » . TERRA car c’est elle et ses espèces que nous devons protéger et c’est bien là le sens de tous nos combats.
TERRA est destiné à créer une synergie afin de tenter de résoudre en commun les problèmes environnementaux et sanitaires que nous estimons fondamentaux pour les habitants de  Corse et c’est donc sur la base d’une plateforme commune que nous allons mener des actions. Chaque  association conservera bien sûr son libre arbitre pour poursuivre en son nom les actions de son domaine de compétence.
On prête à Pascal Paoli cette citation :  » forte saremu se uniti semu », c’est inspiré par cette philosophie de rassemblement que nous allons désormais mener ces combats communs au bénéfice « di a nostra TERRA,  è spezie chi ci campànu, è pa’ l’avvene di nostri figlioli e figliulini ».
Nous allons donc commencer cette conférence de presse en évoquant les dossiers que nous considérons prioritaires : Le problème des déchets ( ZERU FRAZU), L’urbanisme ( U LEVANTE), La réserve de SCANDOLA, la mer et la biodiversité ( GLOBAL EARTH KEEPER), La pollution de l’air et les navires ( LE GARDE), Les centrales thermiques d’EDF ( ARIA LINDA ET A SENTINELLA), La santé ( LA LIGUE CONTRE LE CANCER 2A).Vous pourrez ensuite posez vos questions.

ZERU FRAZU sur la politique des déchets

U LEVANTE sur les problèmes majeurs d’urbanismes sur notre île.

GLOBAL EARTH KEEPER sur la surfréquentation touristique à Scandola.

ADN sur les effets destructeur de la pollution sonore sur les cétacés et le milieu marin.

le GARDE et la pollution des navires. Vous retrouverez le texte de la conférence ci après.

A SENTINELLA sur la pollution des centrales thermiques et l’avenir énergétique de l’Île.

pour conclure la LIGUE CONTRE LE CANCER 2A fait le lien entre la santé humaine et les problèmes environnementaux.

 

RESPIRER UN AIR QUI NE NUISE PAS A SA SANTE EST UN DROIT !

Après de nombreux rappels à l’ordre, la France a été condamnée par l’Union Européenne pour ne pas avoir adopté les mesures indispensables pour abaisser la pollution de l’air. Des poursuites sont toujours en cours devant la cour européenne.

Selon les scientifiques et l’Agence Européenne de l’Environnement le nombre de décès prématurés causés par les seules particules fines (PM 2,5) et ultra fines continue d’augmenter et dépasserait les 35000 morts prématurées en France, alors même que le dernier bilan de la qualité de l’air publié en novembre dernier par le ministère de l’écologie soulignait une nette amélioration.

Il semble évident que ces particules fines et ultra fines ne sont pas suffisamment mesurées par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air.

Après avoir fait établir des contremesures par des associations et des laboratoires indépendants (comme plume labs) des villes comme Paris et Marseille demandent officiellement l’abaissement des normes, au motif que les normes européennes et les seuils officiels français sont bien trop laxistes en comparaison des seuils recommandés par l’OMS

Le ministre de la Transition écologique François de Rugy  considère «ces résultats comme préoccupants », et en appelle à une « action de fond, déterminée et durable ».  Ce que nous espérons !

La pollution de l’air est une crise mondiale, la Corse n’y échappe pasOutre les pollutions naturelles par les poussières désertiques, la Corse subit la pollution des centrales thermiques, de la circulation autoroutière, et dans les villes portuaires la pollution des navires, surtout en période estivale où la chaleur et la présence de nombreux bateaux de croisière aggravent la pollution.

Du 9 au 11 juin 2018, nos associations ont fait réaliser une campagne de mesures des particules ultra fines émises par les navires dans les ports de Bastia et d’Ajaccio par des experts internationaux du transport.

Les mesures réalisées confortent nos demandes de contrôles des carburants des navires à quai et lepassage de la Méditerranée en Zone d’Emissions Contrôlées ou zone ECA. (Projet ECAMED)

La Manche,  la Mer du Nord, la mer baltique sont dans une telle démarche. Même L’Amérique du nord et les Caraïbes ont intégré une zone ECA depuis plus de dix ans.

Dans ces zones ECA, la réglementation impose aux  navires d’utiliser seulement un fuel contenant 0,1% de soufre maximum, alors qu’en Méditerranée la teneur en soufre du carburant sera de 0,5%  en 2020, soit 5 fois plus qu’aujourd’hui en Manche.

 Aujourd’hui en Méditerranée, cette teneur est admise de 1,5% jusqu’à 3,5%. Sous la pression des associations, le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a fait réaliser une étude d’impact par l’INERIS, CITEPA, CEREMA et PLAN BLEU.

Le GARDE était présent à la restitution de cette étude le 18 janvier dernier à Marseille.

Cette étude le prouve : Les émissions du transport maritime dégradent considérablement la qualité de l’air avec des impacts sanitaires importants.

Curieusement, c’est en octobre 2016, que l’Organisation maritime mondiale (OMI) a décidé de limiter, à l’échelle mondiale, à 0,5 % la teneur en soufre du carburant marin dès le 1er janvier 2020Alors que jusqu’en 2017, le secteur maritime était exclu des politiques de réduction des émissions de polluants  atmosphériques.

Il est en conséquence parfaitement évident que malgré la pression des associations et des citoyens,ce sont bien les critères économiques des lobbies qui priment sur le fait irréfutable que le transport maritime est un grand pourvoyeur  de  pollution de l’air qui se disperse non seulement en mer, mais aussi dans les villes portuaires et très largement à l’intérieur des terres.

Aujourd’hui encore nous contestons l’utilisation de ce carburant à 0,5 % de soufre à partir de 2020 au nom de l’égalité de traitement des citoyens puisque en Manche et en Mer du Nord les naviresutilisent du fuel à 0,1%  depuis le 1er janvier 2015.

L’utilisation de carburant marin à 0,1% de soufre permettrait une réduction de 95% des oxydes de soufre et de 80% des particules,  Ce serait une avancée considérable en termes de santé publique qui serait assortie d’une  baisse significative des coûts évalués à 58 milliards d’Euros en Europe.

La France s’est engagée à tenter de convaincre les pays riverains de la Méditerranée mais c’est un immense challenge pour le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, cette lourde entreprise nous la soutenons, mais en réalité, le vaste projet ECAMED (zone ECA en Méditerranée) ne verrait le jour qu’en 2022 au mieux, et nous savons combien cette décision sera difficile à faire admettre par les secteurs de l’industrie du raffinage et des armateurs qui bénéficient de carburant à très bas coût..

En attendant 2020, nous demandons l’application de l’Ordonnance du 24 décembre 2015 et de l’article L218-2 du Code de l’Environnement qui énonce (en III) :  Les navires à quai durant plus de deux heures consécutives selon les horaires publiés doivent utiliser des combustibles marins dont la teneur en soufre est inférieure ou égale à 0,10 % en masse »

Le carburant en teneur soufre à 0,1% est donc bien présent sur les navires

POURQUOI NE PAS ACCOSTER ET APPAREILLER AVEC CE CARBURANT ?

(hors les périodes de gros temps)

POURQUOI NE PAS PUBLIER LES CONTRÔLES DES CARBURANTS DES NAVIRES ?

​​​​​​​​​​​​Le 3 avril 2019

PS :

La Méridionale teste un filtre à particules fines et ultra fines, ainsi qu’un système de désulfurationà sec sur un moteur du Piana, son navire amiral.    ​​​​​(dioxydes de soufre)

Photo d’un tanker décembre 2018

La Marche du Siècle le 16 mars à Aiacciu

Dans une tribune transmise à Franceinfo, 140 organisations signataires appellent les citoyens à participer à une « Marche du Siècle » en faveur du climat le 16 mars prochain.

« Nous vivons une sixième extinction de masse », préviennent les 140 organisations signataires, dans une tribune, relayée par Franceinfo ce mercredi 6 mars. lles appellent la population française à se mobiliser pour « La Marche du Siècle » en faveur du climat. Prévu le 16 mars prochain, ce rendez-vous devrait faire suite à la journée de grève internationale de la jeunesse pour le climat qui aura lieu la veille, le 15 mars.

140 organisations de luttes sociales et environnementales s’unissent

Parmi les associations mobilisées, aussi nombreuses qu’influentes, on compte par exemple Greenpeace France, SOS Racisme, le Secours Catholique, Ni Putes Ni Soumises, la Fondation Hulot ou encore Alternatiba… Toutes s’unissent à travers cette marche pour dire « ça suffit » et demander des mesures immédiates, précise Franceinfo.

Parce que nous ne voulons pas avoir à choisir entre vivre aujourd’hui et survivre demain. On ne peut pas avoir de justice climatique sans justice sociale, c’est une évidence. Nous vivons dans un contexte environnemental et social de plus en plus critique : émissions record de gaz à effet de serre, disparition de la biodiversité, augmentation des températures et aggravation des inégalités, avec 14 % de la population en situation de précarité en France. », dénoncent les associations organisatrices de « La Marche du Siècle ».

« Notre printemps sera Climatique et Social. Le 16 mars, soyons le plus grand rassemblement de l’Histoire pour la justice climatique », lit-on sur la page Facebook de l’évènement. La Marche du Siècle parisienne prévoit son départ à 14h depuis la place de la Concorde, tandis que d’autres mobilisations du même type s’organisent dans plus de 70 autres villes de France et des DOM-TOM. Continuer la lecture de « La Marche du Siècle le 16 mars à Aiacciu »