Mesure de la pollution de l’air par les navires à Bastia et Ajaccio

L’association Le GARDE communique

La pollution des navires en Méditerranée est un fait,
respirer un air qui ne nuise pas à sa santé est un droit !

Après de nombreux rappels à l’ordre, la France vient d’être condamnée par l’Union Européenne pour ne pas avoir adopté les mesures indispensables pour abaisser la pollution de l’air.

En Corse, les associations de défense de l’environnement militent depuis des années pour obtenir les justes droits des riverains des zones portuaires.

Charlotte Lepître, coordinatrice du réseau santé et environnement chez France Nature Environnement, a dépêché une équipe de spécialistes internationaux afin de mesurer les particules ultra-fines émises par les navires dans nos ports.

Une campagne de mesures a été réalisée par Axel Friedrich, consultant international sur le transport, et Beate Klünder, chargée de mission Transports pour l’association allemande NABU, à Bastia les 9 et 10 juin 2018, puis le 11 à Ajaccio.

Les mesures sont édifiantes. Elles confortent nos demandes de contrôles des carburants des navires à quai et le passage de la Méditerranée en zone de contrôle des émissions de SOx ou ECA ou SECA (Sulphur Emission Control Area).

La Manche, la Mer du Nord, la mer baltique sont dans une telle démarche, même l’Amérique du nord et les Caraïbes ont intégré une ECA depuis plus de dix ans.

Dans ces ECA, la réglementation impose aux navires d’utiliser seulement un fuel contenant 0,1% de soufre maximum, alors qu’en Méditerranée la teneur en soufre du carburant sera de 0,5% en 2020, soit 5 fois plus qu’aujourd’hui en Manche.

Comment accepter cette distorsion réglementaire internationale dite « MARPOL », qui imposera seulement une baisse des teneurs en soufre des carburants des navires à 0.5% à compter du 1er janvier 2020 en Méditerranée, en comparaison de la réglementation soufre applicable depuis le 1er janvier 2015 en ECA.

Quelle est la teneur en soufre des carburants actuellement admise dans nos ports ? La valeur de 1,5% présentée par le Préfet Maritime est-elle vraiment respectée ?

Cette valeur doit être clairement définie par l’État et assortie de contrôles en Corse.

Aujourd’hui, les conséquences de la pollution de l’air sont parfaitement connues. Quel qu’en soit le coût la santé doit primer.

Il est parfaitement possible d’alléger considérablement la pollution de l’air dans les zones portuaires par l’utilisation de fuel léger à basse teneur en soufre, les navires peuvent s’adapter très rapidement en étant obligés à transporter plusieurs qualités de combustible comme en ECA.

En attendant une éventuelle évolution de la flotte vers d’autres sources de carburants comme le GNL, nous devons obtenir une égalité de traitement des citoyens, qu’ils soient corses ou normands, italiens ou danois, c’est un droit européen qui doit entraîner le passage de la Méditerranée en ECA sans tarder davantage.



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